L’éthique sexuelle 

Qu’est-ce que l’éthique sexuelle?

L’éthique sexuelle départage l’acceptable de l’inacceptable. Son but est d’apporter un cadre moral assez souple pour tenir compte de la diversité des pratiques. L’éthique sexuelle fait la promotion de valeurs indispensables pour structurer la vie collective et sociale et nous préserver de la barbarie.

Ce qui est inacceptable

Le sexisme
Ce mot est calqué sur racisme. Le sexisme désigne une attitude de discrimination basée sur le sexe. Il nie le droit à la liberté et l’égalité des êtres humains. Le sexisme a pour effet de limiter le potentiel de développement des individus et de discriminer l’autre sexe .

L’hétérosexisme
Ce phénomène agit de la même manière que le racisme dans la mesure où il favorise la domination d’un groupe sur un autre. L’hétérosexisme suppose la supériorité des personnes et des relations hétérosexuelles sur les non-hétérosexuels , soit les lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels et queers (LGBTQ).

Le harcèlement sexuel
Ces agissements à teneur sexuelle s’enchaînent dans un but d’obtention de faveurs sexuelles et avoir du pouvoir sur l’autre. La répétition des comportements harcelants affaiblit psychologiquement la victime et la rend plus vulnérable.
Les comportements harcelants peuvent prendre trois formes, soit :
1. La forme non verbale : des regards, des sifflements, des photos, de petits présents, des lettres de menaces, etc.
2. La forme verbale : des blagues, des remarques ou le fait de poser des questions intimes, une demande de sortie, des appels téléphoniques, des rumeurs et des menaces, des propositions sexuelles, etc.
3. La forme physique : des frôlements, des tapotements, des touchers ( embrasser, soulever les vêtements, etc.).

Le harcèlement sexuel crée une ambiance d’inconfort, de malaise et parfois de peur. Lorsqu’il se passe au travail, il peut avoir des conséquences directes, comme le renvoi ou des mesures disciplinaires.

L’abus sexuel
Ce sont des touchers sexuels subis ou donnés contre son gré. Ces gestes reçus ou donnés ne sont pas désirés et portent atteinte à l’intégrité psychologique et physique de la personne. On parle aussi d’abus sexuel lorsqu’on force à regarder des photos de pornographie juvénile, qu’on incite à regarder une autre personne faire un acte sexuel, ou qu’on oblige à regarder un film XXX. Finalement, lorsqu’il y a des demandes de relations sexuelles en échange d’une faveur ou d’avantages. Pour les victimes, il y a toujours un « avant » et un « après » l’abus.
L’agression sexuelle
L’agression sexuelle est un VIOL. Une personne est victime de viol lorsqu’elle est contrainte à un acte sexuel par la force. Les définitions du viol ou de l’agression sexuelle peuvent être plus ou moins larges selon le pays. De là la coexistence des deux appellations.

Les mythes sur le viol

1. Un certain nombre de mythes promeuvent l’idée fausse que les femmes, hommes et LGBTQ accusent souvent à tort les agresseurs de viol.
2. Un autre mythe prétend erronément que la victime (femme, homme, LGBTQ) dit « non » alors qu’elle pense « oui », que la violence est sexuellement excitante pour la victime et que cette dernière aurait pu résister si vraiment elle n’était pas consentante.
3. Terrible mythe : le corps de la victime qui réagit démontre qu’elle a du plaisir ! FAUX, le corps réagit de façon mécanique à une stimulation.
4. Finalement, il arrive qu’on croie que la victime a mérité le viol, qu’elle l’a provoqué, qu’elle le cherchait par son habillement, son attitude, ses fréquentations. Une telle croyance est fausse.

Le viol et la position mondiale

En 2001, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie a qualifié pour la première fois le viol de crime contre l’humanité et l’a condamné.